Fabrice E Iyolo

Turn coke into code


Quand mon pays décide d'être le leader en Afrique en organisant les éléctions 100% numérique.

Ce 21 decembre, plusieurs millions de congolais qui n'ont jamais utiliser d'ordinateur ou de tablette en utiliseront une pour voter leur président ainsi que les députés nationaux et provinciaux. Le Congo est constitué en majorité de centaines de villages qui vivent sans éléctricité, de coins réculés, difficilement accessible, manquant des infrastructures de base, où les écoles n'ont pas de bancs, seront au prémier plan du pari le plus risqué de l'histoire de la démocratie: Organiser les élections 100% numérique.

 

Mon pays a décidé d'être le premier pays en Afrique à organiser les éléctions numériques. La Namibie avait fait quelque chose de semblable en 2014, mais ca n'a rien à comparer avec ce que la République Démocratique du Congo essaie de faire. La Namibie a pu avoir une élection numérique avec 270,000 électeurs, mon pays veux le faire avec 46 millions.

 

Malgré toute sorte d'alertes et avertissements de la part de la communauté internationale et experts divers en technologie sur la non faisabilité d'une tentative d'organiser les élections avec les tablettes dans un pays aussi pauvre et sous développé, les risques considérable que de millions d'electeurs ne soient pas en mesure d'exprimer leur voies, soit parce qu'ils ne sont pas familier avec les technologies, soit parce que un de milliers de possible problème technique les en empêchent. Le gouvernement congolais, a souverainement décidé de continuer avec ce processus et organiser les élections 100% electronique pour la prémière fois sur le continent. 

 

Un pays ou moins de 10% de l'étendue nationale a accés à l'electricté, va utiliser 150,000 tablettes dans 20,000 centres répartis dans le térritoire national pendant l'élection. Il est clair que plusieurs centres auront des tablettes déchargée, et sans accès au courant électrique, ne seront plus capable de continuer avec le vote.

 

Les électeurs vont choisir le président de la république, les députés nationaux et provinciaux. Trois choix par électeur. Selon la CENI, chaque électeur aura une minute pour voter. Ce qui est irréaliste, vu que plus de 80% d'électeurs utiliseront la tablette pour la prémière fois de leur vie. Donc au final ils prendront plus longtemps, et d'autres élécteurs présents ne sauront pas voter faute de temps. Et à la fin de chaque vote, la machine va imprimer un borderau avec les choix de l'électeur qui va le placer dans l'urne. Encore une autre source de toute sorte de problème techniques liés à l'impression qui vont certainement survenir dans plusieurs centres.

 

Plusieurs pays beaucoup plus développé que le notre ont reflechi dans l'idée d'avoir d'élections électroniques, mais ont vite compris que ce n'était pas fiable. L'argentine a failli utiliser la machine à voter dans leur élection l'année passée, mais leur Sénat a refusé vu que ce n'était pas fiable. Et en Australie, ce système est seulement utilisé pour des petites élections locales. Et plusieurs pays en occident donne plusieurs moyens de voter dont le numérique.

Ca ne demande pas d'être un expert pour comprendre que ces éléctions vont misérablement échoué, toute sorte de difficultés techniques vont surgir et empéché des millions de congolais d'exprimer leur votes. Le gouvernement le sait, la CENI le sait, et l'opposition s'en plaint déjà tous les jours. Mais comme en 2006 et 2011, les éléctions au Congo n'ont jamais eu pour objectif d'écouter le peuple, mais plutôt de légitimiser la continuité du plan de ceux qui sont au pouvoir. La démocratie au Congo est inéxistante. Le gouvernement s'en fou d'écouter le peuple. Après tout, avec la malgérance qui caractérise notre gouvernement actuel, l'instabilité dans tous les domaines, ils savent qu'ils ne sont pas le choix du peuple et utiliseront n'importe quel mecanism pour ignorer la voie de celui ci.

C'est cà notre triste réalité, c'est la seule explication valable du fait qu'un gouvernement d'un pays qui n'a pas d'infrastructure, de routes, de l'électricité, d'Internet peut se permettre d'aller à contre-courant et organiser des élections numériques.

Plus triste encore, c'est qu'on sait tous comment ça va se terminer. Le candidat promulgué ne sera pas celui voulu par le peuple. Le peuple sera frustré, va commencer à se revolter pendant que les opposants font des vas-et-viens à la cours suprême pour essayer d'obtenir l'invalidation des élections. Ils seront tous réprimandés, faisant quelque morts au passage et tout rentrera dans l'ordre jusqu'au prochain stop de leur plan d'occupation.

A propos

Je suis techniquement fort, expérimenté, pratique et curieux. Je travaille depuis plus de 15 ans dans le domaine de technologies de l'information. Je suis passionné de technologie et de ses applications. J'ai des connaissances et des compétences étendues et approfondies dans les domaines de la cloud computing, des outils, de l'automatisation et de la business intelligence.

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